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ce que la campagne “dry january” m’a appris…

Cette idée d’écrire un article à ce propos m’est venu de tous les retours que j’ai eu venant de mes patients, je leur avais conseillé éventuellement de réduire voire arrêter leur consommation d’alcool qui était en partie responsable de troubles digestifs, du sommeil ou encore de certaines douleurs associées. Le but de cet article n’étant pas de décrire comment la douleur peut être reliée à une consommation excessive d’alcool.

En France, on constate un ralentissement de la consommation d’alcool pour la plupart des publics sauf pour les jeunes de 15 à 17 ans qui eux, découvrent l’ivresse… C’est une pratique de plus en plus quotidienne !

Force est de constater qu’il n’y a pas une seule fois quand je suis sortie avec des ami(e)s ou on ne m’a pas presque forcé à boire de l’alcool, car oui boire de l’alcool est devenu un geste social ; quand on ne boit pas, on a droit à un interrogatoire : “t’es enceinte ?”, “tu prends des médicaments”, “t’es musulmane ?”, et bien d’autres questions. Je réponds simplement qu’il s’agit d’un choix mais je me sens obligée de me justifier systématiquement, de vouloir faire du bien à mon corps et de rester loin de l’alcool ou du tabac…

La campagne “Dry January” n’est pas une détox contrairement à ce que la plupart des articles nous racontent mais une campagne lancée par une organisation britannique Alcohol Concern qui prône le changement autour de la consommation d’alcool ! Cette démarche a pour but de rendre la conversation autour de l’alcool “normale” car en discuter n’est pas nécessairement évident au cours d’une vulgaire conversation avec ses proches. Cette campagne ne s’adresse pas aux alcooliques contrairement à ce qu’on pourrait penser mais plutot à des gens comme nous qui ont tendance à en consommer par petite quantité mais régulièrement ; car oui, consommer de l’alcool tous les weekends fait de vous un “weekender”, c’est une consommation régulière.

En diagonal, le “Dry January” est un challenge qui dure un mois au cours duquel vous ne consommerez pas une goutte d’alcool, pour cela, ils ont développé une application mobile pour suivre l’évolution de votre challenge. Ils encouragent à suivre ce challenge pendant un mois car nous le savons tous plus ou moins, cela prend 3 semaines de casser/construire une habitude… L’espoir est donc fondé autour du fait que grâce à ce challenge, vous arrêterez de consommer de l’alcool pour de bon !

En dépit du fait qu’arrêter de consommer de l’alcool vous rendra riche (car vu le prix d’un verre dans un bar, vous garderez cet argent…), beaucoup de mes patients après l’avoir fait pendant trois semaines me rapportent les effets positifs de ce challenge sur leur métabolisme et leur quotidien.

Voici les bénéfices notables rapportés par les personnes qui ont pris l’initiative de suivre le challenge :

  • une amélioration de la qualité du sommeil

  • une augmentation de leur énergie notamment le matin au réveil

  • une perte de poids

Sur le plan médical, des études scientifiques ont montré que ce challenge avait des bénéfices encore plus intéressant :

  • une perte de la graisse autour du foie

  • une diminution notable du taux de cholestérol dans le sang

  • une diminution de la glycémie à jeun

reliant ainsi les effets de l’alcool sur les risques cardiovasculaires.

Imaginez donc les effets à long terme qu’une diminution voire un arrêt de votre consommation d’alcool pourrait avoir…

Le saviez-vous ?

La consommation d’alcool à long terme favorise l’inflammation au sein du foie : en effet, la consommation d’alcool déclenche la libération de toxines au sein du tissu hépatique. Quand ces toxines sont relâchées elles sont associées à la construction de tissu cicatriciel, constituant ainsi ce qu’on appelle la cirrhose du foie.

Si vous n’êtes pas prêt à arrêter radicalement, pourquoi ne pas diminuer tout simplement ?!