“auriez-vous de la place aujourd’hui, j’ai le cou bloqué ?”

art-back-view-black-573294.jpg
 
 

survient généralement le matin

Une cervicalgie ou douleur cervicale aigüe (peut aussi être désigné comme “torticolis”) est un motif de consultation commun. Souvent, le patient réalise son état au réveil, le matin, mais le mécanisme d’une douleur aigüe ne survient pas du jour au lendemain.

L’approche ostéopathique de la cervicalgie aigüe commence systématiquement par un interrogatoire rigoureux qui permet notamment au praticien d’écarter certaines pathologies plus sérieuses (une dissection aortique, une méningite peuvent avoir comme symptômes une douleur cervicale, etc) et se poursuit par un examen physique méticuleux. Après examen et mise en évidence d’une orientation diagnostique, l’approche thérapeutique inclut des manipulations ostéopathiques afin de restaurer le mouvement articulaire cervical, mais aussi thoracique et autres structures considérées comme impliquées dans le schéma pathologique du patient. La prise en charge ostéopathique implique une vision incluant les modèles biomécanique (charpente musculo-squelettique), neurologique, métabolique, respiratoire et/ou circulatoire et enfin comportemental (santé mentale, contexte psycho-social) nécessitant, de manière analogue, des manipulations spécifiques.

Souvent, la cervicalgie peut être une douleur conséquente au phénomène du “whiplash” ou plus communément appelé “cou du lapin”, la prise en charge du whiplash nécessite une approche thérapeutique et des précautions plus spécifiques, ce sujet fera l’objet d’un futur article.

Contrairement à bon nombre de disciplines de santé, en ostéopathie, le patient qui se présente avec une cervicalgie aiguë est considéré dans son ensemble : le praticien ne regarde ou ne traite pas que le cou du patient. Anatomiquement, le cou se présente comme un entassement de vertèbres cervicales (au nombre de 7) que l’on pourrait assimiler à la manière dont chaque segment de la tour de Pise a été empilé l’un sur l’autre. Afin d’assurer le bon mouvement de ces segments cervicaux, étage par étage, des muscles et des ligaments s’insèrent sur ces derniers et les relient entre eux ou à d’autres structures de l’organisme tels que la tête, l’épaule, le thorax, le rachis thoracique et lombaire, nous pourrions trouver d’autres liens mais nous avons décidé de n’en citer que les plus proches et/ou évidents. Ne soyez pas surpris de constater que votre thérapeute investigue des zones qui, a priori, ne seraient pas en lien avec votre plainte.

CAUSES

On identifie une mauvaise posture comme étant l’une des principales causes de la cervicalgie aigüe dans les cas qui ne présentent pas de traumatismes ou autres atteintes.

Le quotidien de l’Homme, aujourd’hui, tourne autour du téléphone mobile vers lequel chacun se penche afin de pouvoir interagir avec son environnement, devant l’ordinateur qu’il soit portable ou fixe, chaque individu est dans 80% des cas, positionné de manière erronnée, d’autres cas sont à évoquer tels que des voyages réguliers en long courriers qui favorisent une raideur cervicale ou tout simplement une position erronée lors de la conduite de votre véhicule, d’autres cas seraient à évoquer mais l’espace nous manquerait.

COMMENT Y REMEDIER ?

Tout d’abord, nous recommandons une prise en charge ostéopathique pour une cervicalgie dite commune, l’auto-diagnostic n’est que rarement efficace tout comme l’auto-médication. L’ostéopathe que vous verrez sera en mesure de mettre en évidence sa propre orientation diagnostique, de manipuler et enfin de vous donner les exercices nécessaires à la correction de votre posture sur le long terme ; si votre ostéopathe n’est pas à l’aise avec le fait de vous donner des exercises, vous pouvez aussi consulter un kinésithérapeute qui sera en mesure de vous les donner. La thérapie manuelle a montré ses effets bénéfiques couplés a des exercises thérapeutiques personnalisés.

En attendant de pouvoir consulter, ayez les bons réflexes afin d’atténuer la douleur et de vous aider dans vos tâches du quotidien :

  • Au lieu de suivre une pharmacothérapie anti-inflammatoire, pourquoi pas suivre une alimentation à vertu inflammatoire ? En effet, cela signifie moins de sucres ajoutés, viandes modifiées, l’alcool ou encore les produits transformées tels que biscuits, chocolat au lait, mais privilégier les légumes-feuilles (salades, chou, épinards, etc), l’huile d’olive, l’huile de coco, les protéines issues d’oeufs ou de viandes biologiques, de poissons sauvages, et les aliments fermentés entre autres : alors oui, ce ne sont pas les aliments les plus sexy mais faites un petit effort !

  • Atténuer la douleur et les tensions musculaires avec des relaxants naturels tels que la thérapie thermique (appliquer du froid les trois premiers jours, puis appliquer du chaud plusieurs fois par jours), l’acupuncture, les huiles essentielles qui sont d’une aide ultime ; parmi les huiles essentielles recommandées pour le torticolis, on cite : le romarin à camphre, l’hélichryse italienne, le gaulthérie. Appliquez 2/3 gouttes sur la zone douloureuse à masser légèrement et à renouveler 4-5 fois par jour.

Le “torticolis” est un trouble fonctionnel qui affecte, généralement, le patient par épisodes et est spontanément évolutif sous quelques jours parfois quelques semaines.

Elodie Nordey D.O

Cet article vise à informer le Grand Public et ne prétend pas remplacer l’avis de votre praticien de santé.