ces 6 RAISONS QUI EXPLIQUENT DES règles irrégulières dont on ne vous parle pas…

On aimerait toutes se voir ôter cette période plus ou moins difficile dans la vie d’une femme que sont les règles… Pourtant, nous sommes heureuses de les voir arriver quand nous avons une suspicion de grossesse non voulue, et pour d’autres elles n’ont parfois jamais eu lieu ou sont parties en congés prolongés.

Des règles irrégulières voire absentes chez certaines femmes constituent un trouble fonctionnel qui doit être pris en charge le plus tôt possible, il n’est pas grave mais peut-être la manifestation d’un trouble sous-jacent plus sérieux ; à l’heure où, l’aménorrhée est l’un des principaux motifs de consultation en médecine de la reproduction, nous faisons l’état des lieux quant aux troubles fonctionnels voire maladies qui sont en lien avec ce signe clinique pas si anodin.

 
 

L’aménorrhée est un terme médical qui signifie l’absence de flux mensuel entre la puberté et la ménopause, excepté pendant la grossesse et l’allaitement qui sont des conditions physiologiques d’absence de menstruations.

Il existe deux catégories d’aménorrhées :

  • l’aménorrhée dite primaire : en pratique, c’est une jeune femme qui n’a jamais vu ses règles apparaitre (elle est souvent liée à des malformations congénitales)

  • l’aménorrhée dite secondaire : les règles ont cessé d’avoir lieu pour une quelconque raison après les avoir déjà eu auparavant (liée à des pathologies sous-jacentes ou un cadre environnemental perturbant)

De plus, le terme “aménorrhée partielle” est utilisé pour désigner des règles insuffisantes en quantité, tardives ou irrégulières.

kira-ikonnikova-156668-unsplash.png
  1. LA TUBERCULOSE génitale

C’est une tuberculose extra-pulmonaire qui reste relativement rare mais surtout sous-estimée. Elle se présente sous divers signes mais en présence de signes cliniques évocateurs, elle doit être systématiquement recherchée pour une femme stérile, le problème est bien là… Il faut attendre d’être en période de procréation pour finalement rechercher les causes d’une infertilité.

Pourtant, des règles irrégulières ou absentes devraient nécessiter des recherches plus poussées bien avant la période de procréation.

La tuberculose génitale connaît souvent un retard de diagnostic donc si vous avez des signes évocateurs tels que des douleurs pelviennes inexpliquées, associées à des menstruations irrégulières voire absentes, peut-être serait-il temps de consulter ?

Attention : il s’agit d’une maladie infectieuse et contagieuse, elle s’attrape donc à condition d’avoir été exposé au bacille de Koch par inhalation (lorsque quelqu’un par exemple tousse dans votre environnement proche et qu’il est lui-même atteint).


2. malformations et anomalies DES ORGANES REPRODUCTEURS

Parmi les causes d’aménorrhées, l’altération de la fonction reproductive à travers les troubles organiques suivant :

  • l’absence d’utérus ou d’ovaires

  • un utérus ou des ovaires rudimentaires

  • l’occlusion de l’utérus ou du vagin

  • une atrophie de l’utérus

  • une péritonite pelvienne

  • l’atrophie des deux ovaires

  • des kystes ovariens

Vous êtes généralement né avec ou cela s’est constitué dès le plus jeune âge.

kelly-sikkema-446310-unsplash.jpg

art-black-and-white-body-1544526.jpg

3. troubles circulatoires liées à une pathologie sous-jacente

La circulation sanguine par son apport en nutriments aux organes et à chaque cellule du corps est primordiale ; si une structure n’est pas régulièrement nourrie et ce, de manière qualitative, la structure finit par ne plus être en mesure de maintenir sa fonction. Peut-on faire rouler une voiture sans son carburant ? Jusqu’à preuve du contraire, non !

  • une diminution de l’hémoglobine dans le sang : l’anémie

  • à contrario, une augmentation du volume sanguin appelé hypervolémie peut être problématique

  • la perturbation dans les échanges liquidiens liée à la tuberculose

  • les perturbation des échanges liquidiens liée à la cirrhose

  • la perturbation des échanges liquidiens liée à l’insuffisance rénale chronique

Il existe bien d’autres pathologies en lien avec l’aménorrhée secondaire.


4. trouble du système nerveux autonome

Le système nerveux autonome contrôle en partie, la tonicité musculaire involontaire, lorsque des facteurs environnementaux influence l’état de votre système nerveux, l’aménorrhée peut en être la conséquence.

Ces facteurs sont les suivant :

  • la dépression

  • la sédentarité

  • le manque d’exercice physique et d’air frais

yuris-alhumaydy-671913-unsplash.png

lucija-ros-1251413-unsplash.jpg

5. l’anémie

Vous entendez souvent ce terme mais ne savez pas vraiment ce qu’il signifie ! L’anémie se résume tout simplement à un taux d’hémoglobine relativement bas (c’est à dire que les cellules sanguines sont moindres).

Dans des cas d’anémie relativement avancé, une femme peut voir ses règles s’arrêter ; afin de pouvoir, mettre en évidence la relation entre cet évènement et ce diagnostic il faut tout simplement observer si vous avez d’autres symptômes tels que : une paleur de la peau et des muqueuses (en clair vous devenez blanc…), un essoufflement inhabituel lors des efforts, une fatigue inhabituelle, des maux de tête, des vertiges, des bourdonnements d’oreille et cela peut aller jusqu’aux vomissements, une perte d’appétit voire un peu de fièvre parfois.

Pour en avoir le cœur net, encore une fois, simplement consulter son médecin traitement est la solution de premier ordre.


6. stress mécanique lombaire

Nous vous parlions de système nerveux autonome précédemment, ce même système est réparti un peu partout au sein de l’organisme mais prends racine autour de la colonne vertébrale. Les ganglions paravertébraux sont localisés de part et d’autres de chaque vertèbre, il en existe une paire à chaque étage autour du rachis dorsal et lombaire (le rachis cervical est plus complexe). Un traumatisme direct ou indirect (un accident de la voie publique, une chute à cheval, une chute sur le bassin, une fracture, etc), un trouble de la posture peuvent causées des dysfonctions vertébrales ou blocages articulaires notamment autour du rachis lombaire qui est la principale zone en relation avec les organes pelviens. Il peut arriver que la mécanique vertébrale lombaire soit en relation avec des troubles fonctionnels comme l’absence de règles ou leur irrégularité.

Certaines femmes ont des douleurs lombaires, d’autres pas : la douleur n’est pas systématiquement le témoin d’une atteinte, seule l’évaluation de la mécanique lombaire par un praticien vaut comme expertise.

Afin de pouvoir confirmer ou infirmer cette théorie, vous pouvez consulter un ostéopathe ou un chiropracteur qui sera en mesure d’effectuer des liens de cause à effet.

emiliano-vittoriosi-1170077-unsplash.jpg